Si j'ai peur, j'avancerai quand même.
Vu qu'on meurt tous les jours, qu'on meurt à chaque instant quand on crache le vent, qu'on a dans nos poitrines. Vu qu'on meurt tous les jours, qu'on meurt et qu'on revit, autant laisser la vie, être, autant qu'on s'incline. [8]
On cache tous des choses au plus profond de nous-même. On les refoules, ou on préfère mentir. On hésite bien trop souvent avant de faire d'énormes erreurs. Ou alors nous fonçons tête baissée. On reste toujours maladroit, avec les cicatrices en guise de recommandation. Chaque expérience nous effraie, nous paralyse mais nous encourage, nous fait connaître des sensations parfois extrêmes. On veut simplement vivre, sans faux-pas, on a envie que les gens nous connaisse, sans pour autant qu'il veuille tous chercher trop loin. Sans pour autant qu'ils découvrent ce qu'on voudrait hurler sans en avoir l'air. On voudrait aimer sans qu'il y ait d'interêt et que ce soit réciproque. Et que ça le reste. Mais beaucoup trop de choses changent.
Je veux rire juqu'a en pleurer, sans plus me poser de questions. Sans jamais chercher au-delà du présent. Sans m'imposer de limite, mais rester simple, rester moi-même. Encore faudrait-il que je n'ai plus peur de ce qui m'attend, de ce qu'elles pensent, de ce qu'elles ressentent.